LIBERFUMER

 

 

Méthode pour anéantir l'envie de fumer

 

Xavier Marsson

 

Introduction ci-dessous

 liberfumer.fr

Le livre Liberfumer comprend la méthode, les analyses de l'habitude de fumer, de l'arrêt brutal, de la nicotine, du traitement à la nicotine et de la cigarette électronique.

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Introduction

 

Quelle est théoriquement la méthode la plus efficace ?

 

 

 

Choisir une méthode ou une aide pour arrêter de fumer est difficile et risqué.

Difficile car il y a beaucoup de choix, risqué car on ne sait pas d’avance quelle est la plus efficace.

D’après l’analyse faite ici, la plus efficace est celle qui anéantit l’envie de fumer, si l’envie est anéantie pour toujours,  on ne rechute pas puisque pour refumer il faut nécessairement avoir envie de fumer.

La moins efficace est celle qui n’anéantit pas l’envie, elle reste, on peut donc rechuter. Alors il faut lutter péniblement et sans fin contre le mur très dur de l’envie de fumer ou bien lutter un temps, six mois, un an, trois ans… puis rechuter.

L’arrêt brutal est dans ce cas, il y a de 80 à 90% de rechutes avant un an1 d’arrêt et, bien sûr, plus après. 

J’ai rechuté presque trois ans après l’arrêt brutal, l’envie de fumer revenait sans cesse, il était impossible de l’anéantir définitivement, c’est décourageant de lutter sans fin et sans constater de progrès. 

On n’oublie pas facilement une longue pratique, d’autant moins qu’on voit toujours des fumeurs ici ou là qui peuvent actualiser le souvenir. J’ai connu un ex-fumeur qui, à l’occasion d’une fête avec de nombreux fumeurs, avait envie de fumer plus de vingt ans après l’arrêt brutal.

Quasiment toutes les aides (traitement à la nicotine, laser, hypnose, acupuncture, subliminal, Allen Carr…) sont subordonnées à l’arrêt brutal.

L’effet de l’aide, quand il y en a un, a une fin à court terme, quelques semaines ou mois. Quand, par exemple, on rechute un an après l’arrêt, l’effet de l’aide a disparu depuis longtemps et n’a pas anéanti l’envie puisqu’on ne peut rechuter que si l’envie existe.

On peut donc dire que l’arrêt brutal et les aides n’ont pas assez de force pour anéantir l’envie de fumer, nous le verrons en détail dans le chapitre « L’arrêt brutal ».

Pour l’anéantir, il faut donc prendre la seule alternative possible, l’arrêt progressif, ce qui, en fait, est logique.

Le tabagisme est profondément enraciné par des années de pratique, tous les jours sans repos ni congés, il pèse lourd si on peut dire, 30 kilos ou plus.

On est loin d’avoir assez de force pour le soulever puis le jeter, or c’est le grand effort bien au-delà de nos forces que demande l’arrêt brutal.

C’est l’effort anormal, par exemple, aucun haltérophile ne fait dans sa progression de grands efforts, de grands bonds au-delà de ses forces, c’est l’hernie assuré.

Si on progresse par étape comme il le fait, on finit par avoir assez de force pour le soulever et le jeter.

Comme on a peu de force au début, il faut commencer par de petits changements négatifs de la pratique habituelle puis aller progressivement et sans grand bond vers de plus grands.

On commence par jeter des cigarettes entières sans rien en fumer. La première jetée diminue très peu l’envie mais l’effet n’est pas nul. La première fois compte toujours même si c’est imperceptible, sinon la seconde et les suivantes compteraient aussi pour rien.

Quand on a jeté vingt, quarante cigarettes, la diminution de l’envie est perceptible. Elle est égale seulement si on continue la pratique habituelle sans changement, et supérieure si les changements sont positifs : réserve de tabac supérieure, plusieurs cartouches par exemple, ou si la nouvelle qualité fumée est meilleure.

Avec les actions suivantes et les plus puissantes, l’envie diminue davantage puis finit par être nulle pour toujours, on ne peut rechuter.

Je suis libéré du tabagisme avec cette méthode depuis fin 2013, l’envie ne revient plus, elle est anéantie.

Je ne suis plus poursuivi, tiraillé, « torturé » par l’envie de fumer.


1) Le très élevé taux de rechute est bien connu, voir par exemple : « Les échecs du sevrage tabagique » de F. Lebargy dans La revue du praticien Médecine générale, t.23, n° 824, Juin 2009, graphique p. 436.